5 tendances numériques à adopter en 2023

L’univers du numérique est continuellement en changement et l’année 2023 ne fera pas exception à la règle ! Au gré des technologies, les habitudes de consommation évoluent tout aussi rapidement. Avec la hausse des frais de publicités numériques, les entreprises cherchent de plus en plus à tirer leur épingle du jeu et obtenir le meilleur retour sur investissement possible.

Vous n’êtes pas la seule entreprise à vous poser ces questions ! L’astuce par excellence est de s’assurer de délivrer des messages cohérents et que le coût publicitaire corresponde à la stratégie mise en place, mais pas seulement. Il vous faut aussi être aux devants des tendances. C’est pourquoi notre équipe demeure à l’affût des nouveautés pour vous. À l’approche de la nouvelle année, on a cru bon de vous faire part de nos observations jusqu’ici.


1. Marketing de contenu

Selon le récent sondage de Ressac et Léger, 78 % de la population canadienne n’aiment pas les publicités en ligne. L’étude qu’ils ont menée démontre même que l’approche traditionnelle dans le numérique n’a pas du tout la cote ! Sans réelle surprise, les gens cherchent avant tout du contenu intéressant lorsqu’ils naviguent sur le web. Multifonctionnel, multicanal et multiformat, il y a maintenant du contenu pour tous les sens ou presque.

Le contenu vidéo un incontournable

Depuis longtemps, on entend que le contenu vidéo est le format ultime pour générer de l’engagement. En 2023, c’est plus qu’un incontournable ! Avec la montée en popularité de TikTok, les autres plateformes sociales compétitionnent, elles aussi, afin de mettre le format vidéo de l’avant plus que jamais. Ce n’est pas pour rien que YouTube demeure à travers le temps l’une des plateformes les plus consultées. La vidéo est captivante ! Elle fournit plus d’informations en moins de temps. À ce propos, la vidéo de courte durée, en format vertical (9:16) est maintenant un impératif pour capter l’attention de votre audience.

Le contenu audio et le balado

Que ce soit la fatigue oculaire ou l’envie d’un contenu plus étoffé, toujours selon Ressac, 56 % des Canadiens et Canadiennes écoutent désormais des balados. C’est donc la preuve que le contenu audio gagne en popularité et peut être un vecteur de croissance à ne pas négliger. Si votre entreprise cherche à rejoindre une audience éduquée et/ou prospère, ce format constitue une opportunité en or de les cibler. Le balado se prête particulièrement bien aux sujets précis ou plus nichés. On vous invite donc à explorer (si ce n’est pas déjà fait) le potentiel de ce type de contenu en 2023 !

La formation en ligne

Popularisées par la pandémie, les formations en ligne nous ont permis de conserver un lien de proximité. Que votre modèle d’affaires soit en B2B ou en B2C, c’est un contenu qui demeure apprécié des différents types de consommateur·trices pour sa flexibilité et l’intérêt du contenu partagé. Cette formule nécessite de la préparation, mais vous offre la possibilité d’interagir directement avec votre cible.

Et les plateformes sociales dans tout ça ?

Les spécialistes de la communication le savent, l’attention des auditeurs et auditrices se fractionne depuis un bon moment. Depuis peu, nous assistons aussi à un phénomène de décentralisation des plateformes sociales. À cela s’ajoute aussi l’importance de se coller aux normes de chaque plateforme. Bref, il y a de quoi donner mal à la tête de n’importe quelle entreprise ! Heureusement, il existe des façons d’optimiser sa création de contenu.


2. Marketing d’influence

Bien qu’il existe un énorme fossé générationnel lorsqu’il est question d’influenceurs ou d’influenceuses, il n’en demeure pas moins que leur rôle est indéniable dans le processus d’achat des 35 ans et moins. Et ce n’est qu’une des raisons qui explique l’augmentation des investissements dans le marketing d’influence, une tendance qui n’est pas prête à s’estomper. Non seulement c’est un moyen efficace pour atteindre de nouveaux marchés potentiels, mais c’est aussi une façon d’augmenter ses parts de marché. Si le retour sur investissement vous préoccupe, voici quelques façons de s’assurer que l’effort en vaut la chandelle.

L’influence en direct !

La diffusion en direct est très populaire auprès des créateur·trices de contenus, tant sur Instagram que sur TikTok. De plus, l’achat en direct est un format d’influence à fort potentiel de conversion et donc, de retour sur investissement. En quoi consiste l’achat en direct ? Un influenceur·trice ou un créateur·trice de contenu est connecté en Live sur une plateforme pour décrire et essayer un produit. Pendant la diffusion, l’audience est appelée à poser des questions et acheter le produit directement sur la plateforme. Étant un format apprécié des internautes de par son authenticité, c’est un puissant outil de conversion !

Maximiser l’effort d’influence

Faire appel à des influenceurs ou influenceuses, c’est bien. Réutiliser le contenu généré par ces derniers, c’est encore mieux ! Votre entreprise peut facilement partager leurs contenus créés pour optimiser la variété de son calendrier de contenu. Avant, les entreprises engageaient à tâtons quelques influenceur·ses ici et là puisqu’elles étaient incertaines des retombées. Aujourd’hui, on assiste davantage à des campagnes à grande échelle où les entreprises interpellent plusieurs influenceur·ses d’un seul coup pour générer un engouement à des moments stratégiques.

Une autre façon d’optimiser sa campagne d’influence est en faisant appel à des micro/macro influenceurs, car leur taux de conversion est souvent plus élevé dû à leur audience très engagée. Vous pourriez aussi tenter une campagne de contenus générés par les utilisateur·trices (UGC) motivée par un challenge ou un concours et accompagnée d’un hashtag spécifique. Une autre option serait de miser sur l’influence des parties prenantes de l’entreprise ; des employé·es aux partenaires. Finalement, retenez qu’un partenariat d’influence à long terme vaut tout autant son pesant d’or qu’un client·e fidèle.


3. Expérience client·e

Une expérience client·e réussie repose sur la maximisation des réponses émotionnelles positives chez les client·es. Elle passe immanquablement par l’optimisation des points de contact afin de réduire les frictions potentielles, sans oublier l’importance de la voix de chaque client·e.

Avec l’essor des technologies, le consommateur·trice est devenu·e plus exigeant·e. Heureusement, l’ensemble du parcours client peut bénéficier de ce même essor en palliant entre autres à la pénurie de main-d’œuvre. Grâce au numérique, il est possible de fournir en temps réel de l’assistance, des informations, des solutions et de répondre dans des délais rapides.

De plus, les habitudes volatiles des consommateurs et consommatrices demandent aux entreprises d’assurer une assistance sur de multiples canaux. C’est pourquoi une stratégie omnicanale est importante pour offrir une meilleure expérience client·e et assurer la fluidité des points de contact ; du site web au commerce physique, en passant par les médias sociaux.

Personnalisation et données client·es

On ne le dira jamais assez, la personnalisation de l’expérience client·e est essentielle afin de rester compétitif dans un marché qui évolue aussi rapidement. Au-delà du fait que la personnalisation est le chouchou des 35 ans et moins, c’est aussi un excellent levier de fidélisation. Même si les consommateurs ou consommatrices sont hésitant·es à partager leurs données, la collecte de données est l’élément nécessaire à l’entreprise pour personnaliser leur expérience. Et c’est vrai plus que jamais avec le début de la fin des cookies tiers !

Il vous faudra trouver des solutions concrètes pour continuer à suivre le parcours de vos client·es jusqu’à la conversion. Dans un premier temps, il faut maîtriser la collecte de données client·es (via un CRM) pour ensuite les analyser de manière à en tirer des conclusions constructives. Cette collecte d’informations vous permet ensuite de propulser des campagnes hautement personnalisées. À des fins de personnalisation, votre entreprise peut aussi miser sur l’écoute sociale et la relation à long terme pour en apprendre davantage sur sa clientèle.

Le commerce social

La place croissante des médias sociaux dans le parcours client·e explique en partie l’arrivée du commerce social. Cette habitude de consommation de plus en plus courante ne prévoit pas s’estomper dans la prochaine année, bien au contraire. On voit apparaître des interfaces qui lui sont dédiées sur des plateformes telles que Facebook, Instagram et TikTok. C’est merveilleux autant pour le consommateur ou la consommatrice que pour l’entreprise !

Non seulement l’utilisateur·trice n’a pas besoin de quitter l’application pour acheter un produit, mais vous optimisez votre conversion par le fait même (un indicateur clé de performance incontournable pour toute entreprise qui se respecte). Il y a là 2 avantages énormes : la réduction du nombre de clics menant à une transaction et l’engagement du consommateur ou de la consommatrice à chaque étape de son parcours client·e. En vrai, c’est une opportunité de croissance considérable pour les années à venir !


4. Réalité virtuelle & Métavers

En parlant d’expérience client·e, il est difficile de passer à côté de la réalité virtuelle. Ce type de technologie aide à créer une expérience d’achat encore plus personnalisée et inoubliable. Le consommateur ou la consommatrice entre dans un environnement numérique créé de toute pièce par l’entreprise. Elle permet notamment l’essayage virtuel de produits ou même la visite d’une salle de montre virtuel.

Plus précisément le métavers

Étant une tendance forte dans le secteur des technologies, vous avez assurément entendu parler du métavers. D’ailleurs, Meta, Microsoft et Tencent développent actuellement un concept qui leur est propre. C’est un marché dont le potentiel est estimé à 800 milliards de dollars et qui deviendra très concurrentiel. En quoi consiste exactement le métavers ? Eh bien, c’est un monde virtuel en parallèle de la réalité où l’on peut faire à l’aide d’un avatar tout ce que l’on ferait dans la vraie vie.

Bien qu’à ses prémisses, c’est technologie est probablement l’internet de demain ! C’est donc un espace qui pourrait représenter une opportunité future pour les commerces. Ce monde virtuel vous permet de créer une expérience 100 % immersive avec une représentation en 3D de vos produits. Ainsi, les interactions commerciales sont améliorées et le taux de retours réduit. Avant d’investir dans ce nouveau canal de vente, il faudra vous demander si c’est un espace adapté pour votre entreprise et si vous disposez des ressources nécessaires. Pour les PME, le métavers reste une tendance à observer au loin pour le moment.


5. IA et l’apprentissage automatique

Ce n’est pas une nouveauté, mais l’IA et l’apprentissage automatique (ou machine learning en anglais) sont de plus en plus matures et gagnent de ce fait en popularité. Avec leur intégration à des outils grand public (ex. : Active Campaign), ces technologies sont aussi plus accessibles. Leur utilisation se généralise progressivement à l’ensemble du marketing avec les analyses prédictives.

En voici quelques exemples :

  • La recommandation de produits automatiques et correspondants aux préférences de la clientèle.
  • La recherche de produits affichant des résultats plus pertinents pour l’utilisateur ou l’utilisatrice.
  • La prévision de la demande, la prise de décision et le placement de produit amélioré.
  • L’automatisation des efforts marketing tels que la segmentation de la clientèle, la gestion des campagnes et les tâches de génération de prospects.
  • La création de messages plus personnalisés.
  • La prédiction de l’achalandage sur place.
  • La réduction des erreurs possibles dans les commandes.
  • La gestion des inventaires efficacement.

Tous les avantages de cette technologie peuvent aider les entreprises à pallier la pénurie de main-d’œuvre en optimisant les coûts et le temps des ressources. De plus, les campagnes de marketing s’en retrouvent globalement améliorées. Bref, c’est une solution gagnante à envisager !


Bonus : Mouvements sociétaux à observer

Vous le savez déjà, les stratégies de votre entreprise doivent s’adapter aux changements qui s’opèrent dans la société. L’aspect numérique n’y échappe pas ! Par exemple, la visibilité des plateformes sociales est tranquillement redonnée aux utilisatrices et utilisateurs plutôt qu’aux entreprises. Le développement durable change les habitudes de consommation et commence tranquillement à déteindre sur les habitudes numériques. Voici trois grandes thématiques à suivre de près :

La conscience éthique

La désinformation est partout ! Les utilisateur·trices demandent désormais du contenu intègre, fiable et authentique.

L’environnement

La crise climatique et le sentiment d’urgence sont palpables sur le web. Votre entreprise doit impérativement réfléchir à son impact écologique avant de chercher à communiquer sur le sujet.

L’esprit de communauté

De moins individualistes, les plateformes sociales rallient davantage l’esprit de communauté. Votre entreprise devra donc tranquillement se tourner vers le ciblage de communauté plus que d’individus. La création de communautés peut aider à renforcer l’engagement et la fidélisation de votre clientèle.

 

Vous avez envie d’explorer l’une de ces tendances en 2023 ? Notre équipe d’expert·es peut vous guider ! Contactez-nous dès maintenant.


100 % NumériQC : 405 000 $ pour poursuivre l’accompagnement des commerçants dans leur virage numérique

La Ville de Québec annonce l’octroi d’un montant de 405 000 $ à Québec numérique afin de lui permettre de poursuivre son service d’accompagnement 100 % NumériQC destiné aux commerçants. Mis sur pied en 2018, ce service gratuit a permis d’aider plus de 250 entreprises dans leur virage numérique.

L’investissement global permettra l’accompagnement de 140 commerçants de l’agglomération de Québec et de Wendake sur une période de 18 mois. La nouvelle phase du projet proposera des stratégies numériques pour améliorer la productivité afin de pallier le manque de main d’œuvre, un enjeu bien présent chez les commerçants. En plus du service personnalisé, Québec numérique organisera une dizaine d’événements de formation et de sensibilisation au virage numérique, des cohortes de codéveloppement sur des enjeux spécifiques, en plus d’offrir différents outils de référence.

« Québec numérique est un partenaire de choix pour l’accompagnement de nos entreprises dans leur développement numérique, a déclaré M. David Weiser, membre du comité exécutif responsable du développement économique. Plus que jamais, les efforts de numérisation doivent être soutenus pour permettre à nos commerçants de demeurer concurrentiels dans un contexte où la compétition est féroce et où les défis sont nombreux. Cette nouvelle phase du projet permettra à encore plus d’entreprises de développer des stratégies et des outils numériques grâce à l’appui d’experts en la matière. »

 

 

Taux de satisfaction élevé

Depuis les débuts du programme en 2018, les centaines de commerçants ayant participé au projet 100% NumériQC ont pu être guidés pour répondre à plusieurs de leurs besoins numériques : présence sur les réseaux sociaux, mise en ligne d’un site Web ou d’une boutique en ligne, promotion, inventaire en ligne, outils de gestion du personnel et des clients, etc. Le taux de satisfaction des services d’accompagnement atteint 97 % chez les anciens participants.

Rappelons que le programme s’adresse spécifiquement aux commerces de détail, aux établissements d’hébergement, de restauration et de services occupant un local commercial. Tous les commerçants, qu’ils fassent partie d’un regroupement de gens d’affaires ou non, peuvent y participer. Les personnes intéressées peuvent dès maintenant consulter le site de 100 % NumériQC afin de connaître toutes les conditions d’admissibilité.

« L’engouement de la communauté d’affaires de la région de Québec pour les services de Virage NumériQC démontre qu’il y a un besoin réel de soutien et de développement des compétences numériques chez les individus, a affirmé
M. Martin Boivin, directeur général de Québec numérique. C’est dans l’ADN de Québec numérique de démocratiser cet univers et permettre au plus grand nombre d’en profiter pleinement. Nous sommes fiers que la Ville de Québec nous réitère sa confiance afin que l’on puisse poursuivre notre mission, qui, espérons-le, contribuera au rayonnement des commerçants et entrepreneurs de la ville. »

Plan commerce 2022-2025

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan commerce 2022-2025 dans lequel la Ville poursuit l’objectif d’accompagner les entreprises du commerce de détail, ayant pignon sur rue, dans l’adoption d’outils et de stratégies numériques. Les deux premières phases du projet ont été financées à travers les Plans commerces de 2018 (299 000 $) et 2020 (466 000 $).

Cette annonce s’ajoute aux nombreuses sorties à saveur économique réalisées par la Ville cet automne.


Mon-commerce-en-ligne-lancement

Québec numérique enrichit son offre d’accompagnement avec Mon commerce en ligne

Québec, le 10 mai 2022 – Québec numérique annonce aujourd’hui son partenariat avec le programme Mon commerce en ligne. Cet ajout vise à enrichir son service-conseil afin d’accroître son soutien à la transformation numérique des commerçants de la ville de Québec. Avec cette collaboration, les détaillants de la ville auront accès, dès le 1er juin prochain, à un programme d’accompagnement supplémentaire qui leur permettra aussi  d’accroître leur visibilité sur le Web et d’optimiser leurs opérations.

Ayant pour but de développer le plein potentiel numérique du commerce de détail québécois, cette initiative de l’Association québécoise des technologies (AQT) en partenariat avec l’École des entrepreneurs du Québec (EEQ) est rendue possible grâce à l’appui financier du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada ainsi qu’à de nombreux partenaires.

Un programme déployé par le service-conseil Virage numériQC 

C’est à travers Virage numériQC, le service d’accompagnement de Québec numérique, entièrement dédié à la transformation numérique des entreprises, que sera déployé le programme  Mon commerce en ligne dans la ville de Québec. Regroupant des programmes de soutien ayant permis d’aider déjà plus de 400 entreprises issues de différents secteurs d’activité, le service-conseil fera appel à l’expertise de ses spécialistes en numérique qui auront le mandat d’effectuer des accompagnements via la plateforme de Mon commerce en ligne.

« Québec numérique se veut un pivot en matière de soutien aux détaillants, nos efforts dans la région le démontrent. Il est donc tout naturel de nous associer au programme Mon commerce en ligne et de continuer de mettre notre expertise à la disposition des gens d’affaires d’ici. » 

– Dominic Goulet, Directeur général chez Québec numérique.

Un ajout aux services d’accompagnement de la Ville de Québec 

Avec le programme Mon commerce en ligne, Québec numérique bonifie son éventail de solutions en accompagnement numérique en ajoutant cette offre complémentaire aux programmes existants. Rappelons en effet que le programme 100% NumériQC, une initiative de la Ville de Québec, également déployée par le service-conseil Virage numériQC, offre un accompagnement gratuit, confidentiel et personnalisé grâce à l’accès aux conseils d’experts numériques afin de répondre aux besoins spécifiques et aux enjeux des entreprises de la ville. 

Le programme Mon commerce en ligne 

Que le commerce de détail en soit à ses premiers pas ou qu’il possède une boutique transactionnelle bien établie, le programme Mon commerce en ligne propose un accompagnement simplifié sur une plateforme clé en main pour combler les lacunes et mettre en place un plan d’action pour augmenter les ventes, déployer de nouveaux marchés, améliorer les opérations et développer le plein potentiel numérique des commerces de détail québécois en toute sécurité. 

Le programme prévoit : 

  • 4 heures de coaching offertes par l’École des entrepreneurs du Québec
  • 10 heures d’accompagnement par un conseiller spécialiste numérique
  • Plus de 100 heures de formation en ligne

Pour être admissible, une entreprise doit respecter les critères suivants :

  • Être une entreprise du secteur du commerce de détail 
  • Avoir moins de 100 employés
  • Avoir moins de 5 succursales ou points de services
  • L’entreprise doit être basée dans la ville de Québec

Coût

Le tarif pour une entreprise est de 750 $ plus taxes. Le coût inclut l’accompagnement, la formation et l’accès à la plateforme de Mon commerce en ligne.

Demandez un accompagnement

Inscription 

Mon commerce en ligne débutera officiellement le 1er juin 2022 sur le territoire de la ville de Québec, mais les détaillants qui souhaitent profiter du programme d’accompagnement, peuvent soumettre leur candidature dès aujourd’hui via le formulaire accessible sur le site Web du service-conseil Virage numériQC. 

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enjeu-decouvrabilité-contenu-quebecois

L’enjeu de découvrabilité du contenu culturel québécois sur le Web

La 3e édition du Forum des innovations culturelles s’est déroulée le 12 avril dernier au Terminal - Port de Québec dans le cadre de la Semaine numériQC. La programmation était déployée selon deux thématiques regroupées en deux salles, soit « Innovation » et « Accessibilité ».

Attardons-nous ici au parcours « Accessibilité », consacré spécifiquement à l’utilisation des données dans une perspective de découvrabilité pour le milieu culturel, avec les interventions des professionnels Clément Laberge, Christian Roy, Tammy Lee et Gregory Saumier-Finch.

Le Web a changé : l’importance des données pour la recommandation des contenus culturels

Le Web a 25 ans. Le Web a changé : on est en train de passer d’un Web de la recherche (Web traditionnel) proprement dit vers un Web de la recommandation (Web sémantique), associant une personne avec un contenu. Que l’on pense aux mécanismes de recommandation mis en place avec Google, Netflix, Amazon, iTunes ou Spotify… Comment faire pour que nos contenus culturels se distinguent sur le Web? Il s’agit d’un véritable défi à relever - un enjeu de découvrabilité. Et l’enjeu est le même partout, pour tous les pays.

« Dans ce défi-là, ce qui est difficile, ce n’est pas de connaître l’usager, mais plutôt de décrire les contenus. Et c’est difficile pour le milieu culturel, un réel enjeu. Pour en faire la recommandation, le Web va porter attention aux métadonnées consignées par les “petits robots” qui le gouvernent. Il faut décrire nos contenus pour eux, dans leur langage codé. Il faut, à partir de maintenant, qu’on imagine toutes les pages Web créées jusqu’à présent, tous nos contenus, comme une feuille recto-verso sur laquelle depuis quelques années on écrit que sur le recto, et là, il faut mettre la même information au verso, pour les petits robots... » explique Clément Laberge, consultant indépendant.

(Clément Laberge, 12 avril 2019. Crédit photo : André-Olivier Lyra)

Car, pour tout simplement « exister » dans l’organisation du Web actuel, et que nos contenus culturels soient découverts, il faut rattacher nos contenus à la toile de tous les contenus culturels présents sur le Web et décrire adéquatement et avec rigueur nos contenus avec des données structurées dans les standards à respecter. Mais il faut également le faire de façon commune pour le milieu culturel québécois. Le problème est alors dans la description même, les mots à sélectionner, les critères et les genres à choisir, pour tous s’entendre et aller dans le même sens. Il ne faut pas se battre seulement pour le référencement, comme ces dernières années, mais il faut décrire adéquatement nos contenus : « Et ça va faire en sorte que le travail qu’on fait chacun de notre côté - musée, film, livre, chanson, etc. - va nous permettre de nous installer, nous organiser, collectivement et correctement sur le Web dans une logique de développement de public », complète Clément.

Dans cette perspective, il existe des initiatives et des efforts de la part du gouvernement pour aider à créer les contextes pour favoriser cela : le Plan culturel numérique du Québec, avec la mesure 111 (« Mettre en place un plan d’action concernant les données sur les contenus culturels québécois ») et le déploiement du Réseau ADN

Et concrètement, en tant qu’organisme ou artiste, on commence par quoi? Gardez en tête, lorsque vous effectuerez une refonte de vos sites Web, qu’il faudra alors vous attarder au « verso » de la feuille mentionnée par Clément Laberge : le code, les métadonnées, les données structurées. D’ici-là, il y a aussi des informations que vous pouvez aller porter à des endroits déjà dans la toile des contenus culturels : Wikipédia, IMDB, etc. Inscrire nos artistes et nos oeuvres est déjà une manière d’avancer! L’important étant de prendre conscience de l’enjeu et de s’engager activement dans cette voie...

Quels usages des données pour la commercialisation?

En tant qu’organisme, on peut utiliser les données recueillies et en notre possession pour mieux faire de la commercialisation et proposer des offres ciblées, personnalisées, aux consommateurs. Mais une offre ciblée, c’est quoi? Christian Roy, consultant, nous présente à ce propos l’exemple québécois de la carte Inspire, développée par la SAQ, qui nous propose des offres spécifiques par courriels en s’inspirant de notre historique d’achats.

Quels sont les 5 variables de l’offre personnalisée?

  • La description du produit.
  • Le public-cible.
  • Le moment (quand?).
  • Le canal (le moyen).
  • Et la présentation elle-même, c’est-à-dire la façon de la mettre en valeur.

Pourquoi créer des offres ciblées?

  • Si on cible bien nos offres, on va au bon endroit au bon moment; on rencontre notre consommateur.
  • On est plus efficace; on obtient un meilleur retour sur investissement.
  • On en apprend davantage sur notre clientèle (mesures).
  • L’expérience utilisateur est intéressante et bonifiée.

Avec quelles données peut-on faire des offres personnalisées?

  • Données d’usage (nom, adresse...).
  • Données de préférence (contenus préférés...).
  • Données descriptives (titre d’une oeuvre, langue, géolocalisation, support…).
  • Données historiques (de navigation, de recherche, de partage...).
  • Elles peuvent être structurées (ou pas) pour les exploiter.

Au-delà des exemples internationaux de recommandation, tels Netflix, Amazon et Spotify, Christian démontre également les possibilités pour le monde du spectacle québécois avec l’infolettre ciblée réalisée par Québec Spectacle qui a su présenter des résultats probants.

(Christian Roy, 12 avril 2019. Crédit photo : André-Olivier Lyra)

En effet, comme le mentionne Christian, lorsqu’on souhaite commencer à utiliser des données pour la commercialisation, un bon point de départ est souvent l’infolettre par courriel - qui est une approche relativement facile à mettre en place. Ensuite, il est possible de faire une segmentation de base, selon les préférences indiquées par les usagers (par exemple, la musique, l’humour, le théâtre, dans le monde du spectacle). Vous pouvez aussi coupler cette variable avec l’historique de navigation pour effectuer des recommandations dans votre infolettre. C’est ce que Québec Spectacle a fait avec son infolettre en intégrant une section personnalisée selon les préférences de l’utilisateur et une deuxième section « Des recommandations pour vous ».

Au final, il faut surtout faire attention à la politique de vie privée et expliciter les conditions d’utilisations, et s’assurer de bien mesurer les résultats, les données d’engagement (taux de clics et d’ouverture dans le cas de l’infolettre, par exemple). Pour Québec Spectacle, l’engagement envers les billetteries, suite aux efforts déployés via l’outil « infolettre », a été un succès.

Dans une perspective de commercialisation, il est donc important de :

1) faire l’inventaire de ce que vous possédez déjà comme données;

2) clarifier votre stratégie;

3) identifier une donnée que vous aimeriez accumuler davantage, qui serait stratégique pour votre organisme culturel;

4) vous entourer de professionnels, au besoin (développeurs, entre autres);

5) vous lancer!

Implication de l’intelligence artificielle dans la découvrabilité des contenus culturels québécois

« Le secteur culturel est à la fois vulnérable et inconscient : il existe très peu de métadonnées disponibles pour les machines. Le Web a changé. Comme le disait Clément Laberge ce matin : nous sommes passé de la recherche traditionnelle à la recherche sémantique. Tout a changé, et ce, grâce au progrès de l’IA », rappelle Tammy Lee.

Récapitulons. L’IA existe parce que :

1) le GPU (graphics processing units), au départ créé pour les jeux vidéos, est devenu de moins en moins cher (le processus d’informatique parallèle);

2) après 30 ans d’Internet, on avait assez recueilli de données sur nos vies pour les appeler Big Data;

3) les algorithmes deviennent de plus en plus importants pour la découvrabilité des contenus culturels. Ils répondent directement à nos questions. Le SEO, search engine optimization, est maintenant le AEO : answer engine optimization.

(Tammy Lee, 12 avril 2019. Crédit photo : André-Olivier Lyra)

Et tout cela a un impact. Mais c’est quoi l’impact? Pour que l’IA fonctionne sur le Web, on commence avec des données brutes (le site Web : un lien, une URL). Mais ce n’est pas assez pour l’IA : cela doit être raffiné en informations, une forme utilisable pour les machines. Les données doivent être liées et enrichies de sémantique afin de permettre la connaissance. L’IA est ainsi une forme de « compréhension évaluée », autrement dit : « une réponse ». Donc, on le redit : la recherche Web a changé. « Dans le monde de l’IA, le minimum pour être retrouvé sur le Web est que vos données soient structurées pour les machines. Et ça, c’est le minimum... », confirme Tammy.

Les données doivent ainsi être structurées en métadonnées descriptives de qualité pour la recherche sémantique. C’est pour cela que Tammy Lee et Gregory Saumier-Finch, les fondateurs de Culture Creates / La Culture crée, ont développé l’outil Footlight, qui traduit les sites Web en métadonnées lisibles par les machines pour une augmentation de la découvrabilité :

« Avec l’éditeur de Footlight, il n’y a pas d’entrée de données - no data entry -, les infos sont déjà dans les sites Web. Footlight va lier les informations et créer les métadonnées descriptives pour les spectacles. Et va publier les données structurées sur votre site Web si vous le souhaitez. Un des avantages avec Footlight, c’est qu’on peut gérer la complexité pour vous... Footlight pourrait faire les changements pour vous, et plusieurs organismes, ou secteurs, ultimement, en même temps », mentionne Gregory.

Actuellement, Footlight est disponible au Québec et au Canada, avec l’appui du Conseil des arts du Canada, et est utilisé spécialement pour le secteur des arts de la scène. Une fois les données structurées, on peut alors les lier et les migrer vers le projet artsdata.ca - une propriété collective des données pour le monde du spectacle pour en favoriser la découvrabilité.

Bonne nouvelle : les fondateurs ambitionnent d’élargir à tous les secteurs culturels!

Ce sera à surveiller!


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« Le numérique qu’ossa donne? » L’usager au coeur de l’expérience

Le 6 décembre dernier avait lieu à la Bibliothèque de Drummondville l’événement « Le numérique qu’ossa donne? », faisant suite à l’événement du 11 octobre à Bécancour, organisés par la Direction de la Mauricie, de l’Estrie et du Centre-du-Québec du ministère de la Culture et des Communications du Québec, en collaboration avec Culture Centre-du-Québec et Québec numérique. Cette demi-journée de conférences nous a permis de dégager divers apprentissages face au numérique.

Le numérique au-delà des écrans? Oui, c’est possible!

Lorsqu’on pense expérience numérique, on a tendance à associer cette dernière à des appareils à écrans : ordinateur, portable, téléphone intelligent. Or, Jonathan Belisle de Studio Hello, avec sa conférence d’ouverture sur les expériences immersives et narratives, a su présenter les multiples possibilités d’applications du numérique en-dehors des écrans et des appareils à l’aide d’exemples de projets concrets réalisés.

Notons, à cet effet, la « machine à bienveillance », dont le paysage immersif sonore était modulé et créé par les mouvements de la foule. Grâce à des capteurs qui recueillaient des données, les effets sonores et visuels étaient créés par les déplacements de la foule en temps réel.

Valoriser le patrimoine par le jeu : une question d’expérience utilisateur

Dans un style narratif accrocheur, Geneviève Provencher-St-Cyr de Maelstrom créatif, a démontré comment l’expérience utilisateur a su guider un projet de mise en valeur auprès des jeunes d’un patrimoine historique voué à l’oubli.

L’activité de médiation culturelle « Menace sur la colonie » est une mission Minecraft qui a été développée pour les jeunes de 10 à 17 ans (événement tenu à Lévis en septembre 2017). Avec l’utilisation de Minecraft, une soixantaine de jeunes ont su collaborer pour une journée de jeu vidéo à reconstruire le Fort numéro-3 de Lévis à partir du plan d’origine afin de repousser la menace américaine en 1865.

L’originalité d’une telle application du numérique est l’utilisation d’un jeu immensément créatif et populaire pour redécouvrir le patrimoine historique. L’utilisateur est placé au coeur de l’expérience : le jeu invite ainsi à la création, à la collaboration, à l’apprentissage et au plaisir. Le projet a même dépassé son objectif : il est dorénavant utilisé en classe pour illustrer et accompagner les cours d’histoire!

L’atelier « Remix ta culture » : cocréer avec des partenaires inattendus!

Bérangère Furbacco et Jérôme Frédéric Bouchard (LLIO) ont animé l’atelier de cocréation « Remix ta culture » permettant de réinventer une expérience culturelle enrichie par la technologie. Il s’agit d’un jeu d’innovation codéveloppé par le Living Lab en innovation ouverte et Cpour.ca, où l’on pige des cartes : personnage, action, lieu culturel… pour construire de façon cocréative un récit, une histoire, qui invite les participants à placer l’expérience avant la technologie et à cocréer de nouvelles expériences pour les usagers.

Ce jeu permet de se familiariser avec les nouvelles technologies de façon ludique et de travailler avec des gens d’horizons différents. Chacun ajoute un morceau au portrait qui se dessine progressivement, et fait naître des idées originales; les idées progressent pendant tout l’échange. Au terme de l’activité, les participants doivent raconter une histoire (celle du personnage qu’ils ont pigé) pour partager l’expérience vécue. Les participants, tout en s’amusant, ont su expérimenter l’ouverture, le partage et la collaboration!

De la recherche : pour maîtriser le vocabulaire, connaître les enjeux et mesurer les impacts

Thierry Gateau était sur place dans le but de partager le projet de recherche (2017-2020) soutenu par le Fonds de recherche du Québec - Société et Culture (FRQSC) auquel il participe et qui vise à comprendre les bouleversement occasionnés par le numérique dans les chaînes de valeur de l’écosystème culturel québécois pour les secteurs des arts vivants, de la musique et des arts visuels.

L’étude est en cours et va bientôt amorcer la phase d’études de cas dès l’été 2019. D’une part, cette étude va aider à placer le numérique dans l’écosystème en place et, d’autre part, à distinguer le numérique en tant qu’outil ou discipline artistique. Rappelons que l’étude en est encore à ses débuts et qu’il sera fort intéressant de surveiller ses résultats. Restons à l’affût!

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Finalement, pour répondre à la question : le numérique qu’ossa donne? Les réponses ne sont pas exhaustives, mais voici ce qui est bon de retenir :

  • le numérique nécessite la remise en question des méthodes de travail, de création et de penser;
  • il implique l’ouverture, la collaboration et le partage;
  • il invite à être à l’écoute de l’environnement et à s’adapter aux changements;
  • il nécessite de placer l’usager au coeur des expériences.

Billet rédigé avec la collaboration de : Samiha Hazgui


« Le numérique qu’ossa donne? Plus que des outils! »

Le 11 octobre dernier avait lieu au Moulin Michel de Bécancour l’événement « Le numérique qu’ossa donne? » et j’ai envie de répondre « Plus que des outils! »

Plus que des outils

Cette demi-journée de conférences organisée par Culture Centre-du-Québec, la Direction régionale du MCC et Québec numérique, a mis en lumière diverses potentialités du numérique, en passant par les laboratoires vivants et l’entrepreneuriat culturel (muséolab du DigiHub de Shawinigan) ainsi que le projet de création en téléprésence « Les offrandes » (le réseau Scènes ouvertes et sa technologie SCENIC).

Par ailleurs, l’intervenant Mériol Lehmann a su dévoiler que le numérique n’est pas seulement une question de technologie. En effet, et comme l’a répété à sa façon Claudine Drolet du Digihub : on choisit une techno pas seulement pour choisir une techno, mais parce que celle-ci sert davantage le projet, la vision artistique sous-jacente. Le numérique en contexte culturel ne se résume pas aux outils, mais a pour vocation notamment de mettre en valeur notre patrimoine à travers des projets innovants.

« Les fondements de la pensée numérique sont dans l’ADN des artistes »

Le numérique, c’est davantage une façon d’interagir entre êtres humains et d’aborder la connaissance, et comme l’a affirmé M. Lehmann, « les fondements de la pensée numérique sont dans l’ADN des artistes ». Tout le schéma de pensée proprement numérique est présent depuis longtemps déjà dans la pensée même de l’artiste, avec

  • sa pensée itérative (le mouvement de l’idée qui épouse de fait le mouvement créatif propre à l’artiste : se remettre en question constamment pour s’améliorer) ;
  • son innovation (pour regarder les choses autrement - l’artiste pense différemment) ;
  • sa créativité, co-créativité et collaboration (toujours collaborer pour avancer ensemble) ;
  • et ses valeurs de partage et d’ouverture.

Et c’est, entre autres, pour cela que les artistes et les organisations culturelles sont les mieux positionnés pour s’approprier le virage numérique!

De la magie de la téléprésence au partage des connaissances

La présentation du projet « Les offrandes » a mis en évidence la force de la coordination dans un contexte de co-création et de collaboration. En effet, grâce à la téléprésence, artistes et techniciens se sont lancés dans une aventure itérative évidente, leur permettant de développer des compétences - à ce point que l’équipe a monté un programme de formation! Ainsi, ils font bénéficier leurs pairs de leur apprentissage et enrichissent les pratiques du milieu.

De la recherche pour une meilleure maîtrise

Même si le milieu culturel présente de grands atouts pour s’approprier le numérique, la technologie entraîne souvent plusieurs séries de changements organisationnels et autres. Plusieurs études sont amorcées pour mesurer et comprendre l’impact de ces changements. Jean-Robert Bisaillon et Thierry Gateau étaient sur place pour nous présenter une étude pour laquelle ils sont mandatés. Cette dernière a pour but de comprendre les bouleversements occasionnés par le numérique dans les chaînes de valeur de l’écosystème culturel.

Ce travail est encore à ses débuts. Il sera fort intéressant de surveiller ses premières étapes et résultats.

On se retrouve le 6 décembre?

Le monde du numérique continue à façonner nos manières d’entreprendre et d’agir. C’est pourquoi la communauté technoculturelle de Centre-du-Québec se donne un deuxième rendez-vous le 6 décembre pour continuer la réflexion sur la transformation numérique et ce qu’elle implique. Restez à l’affût!

 

Billet rédigé avec la collaboration de : Samiha Hazgui


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Événement inter-régional : des facteurs de réussite pour un virage numérique

Le 27 septembre dernier se déroulait l’événement inter-régional en Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent et Estrie - une journée complète interconnectée de conférences et de présentations sur des projets d’innovation numérique. Grâce à la technologie SCENIC des Scènes ouvertes (SAT), trois lieux différents en région (Saint-Camille, Rouyn-Noranda et Rivière-du-Loup) ont ainsi pu enchaîner les interventions toutes plus intéressantes les unes que les autres - de même que des échanges intéressants et constructifs.

Facteurs de succès

Si l’intégration du numérique par les organismes culturels et les artisans suscite beaucoup de questions et bouleverse les façons de faire, tous semblaient enthousiastes quant aux valeurs proposées et valorisées par un tel changement. En effet, « le numérique s’impose comme un facilitateur pour atteindre des objectifs encore plus ambitieux », comme l’a mentionné Samiha Hazgui, ainsi qu’Annie Chénier, avec ses leviers et valeurs d’ouverture, de collaboration et de partage. Retenons, dans cette perspective, les différents facteurs de succès pour un virage numérique adéquat mentionnés tout au long de cette journée, et ce, par l’ensemble des conférenciers :

  • L’accessibilité à de la formation et de l’accompagnement ;
  • La possibilité d’expérimenter, de se tromper, pour mieux recommencer, en utilisant les outils d’innovation ouverte (lieu sécurisé d’expérimentation) ;
  • Tirer profit du réseautage ;
  • Valoriser l'entrepreneuriat et avoir accès au financement pour les solutions stratégiques visant la recherche de l'engagement et la transformation organisationnelle ;
  • Ne pas idéaliser son projet et le numérique, mais plutôt assumer l’incertitude et les erreurs pour mieux aller de l’avant ;
  • L’émergence de pratiques pour collaborer de façon plus efficace ;
  • La mutualisation des connaissances ;
  • Valoriser la collaboration comme mère de tous les « cocos » (co-working, co-création…) ;
  • La compétition qui devient collaboration ;
  • L’humain demeure au centre des réflexions et des actions (« ça ne peut pas exister sans toi! ») ;
  • Adopter une posture de « pirate/hacker » (l’importance de regarder ce qui s’est déjà fait, pour « voler », avancer).

Chose certaine : à tout cela s’ajoute la persévérance, comme valeur essentielle, à ne surtout pas oublier! Ce qui a été effectivement rappelé à quelques reprises pendant la journée. Car si des éléments peuvent parfois donner un mal de tête, il reste que le coeur du virage numérique fait la part belle à la collaboration et au partage d’expériences et de solutions.

 

Un événement inter-régional

Ce genre d’expérience devrait être encouragé et multiplié! L’anéantissement des distances inter-régionales par la technologie nous a permis la rencontre et la découverte de différentes réalités et projets innovants. Le numérique a su démontrer qu’il est au coeur du développement territorial et régional. Le numérique est notamment un levier adéquat pour contrer les distances (on sait que c’est un enjeu de taille!) - défis que la technologie SCENIC a su relever! On sait aussi que cela ne se fait pas en un simple claquement de doigts… En deux mots : bravo, continuons!